Dans l'Antiquité, le philosophe grec Aristote parla d'une espèce de vigne appelée "vigne folle"; étrange à ses yeux, puisqu'elle portait en même temps des fruits mûrs, des fruits verts et des fleurs. Le naturaliste latin, Pline l’Ancien, quant à lui, mentionna une vigne sauvage nassari gui qui prospérait dans l'antique Mauritanie et qui servait à des usages médicaux. Strabon, Ptolémée et d'autres considéraient l'actuel Cap Spartel comme le promontoire de la vigne. Le voyageur grec du IIème siècle, Pausanias signala également la présence de la vigne en Mauritanie et ajouta que les habitants de l'Atlas se nourrissaient du fruit de cette plante.

Mais il semble que le mérite de la diffusion de la viticulture au Maghreb revient aux Phéniciens. "Ils durent importer des variétés d'origine orientale, greffer les sauvageons..."

La vigne semblait avoir trouvé des terrains favorables dans les environs immédiats de Carthage, à Mégara, jardin d'Amilcar, dans le Cap Bon, en Byzacène et autour des villes établies le long des côtes comme Lixus et Sala dont les monnaies bien après la chute de Carthage continuèrent de porter la grappe de raisin.